2022 - 2024, installation vidéo et long-métrage documentaire. (en cours)

Ce projet d’installation vidéo et de film que je qualifie de « road trip éthologique » se situe à la croisée du documentaire et du cinéma animiste. Cette prospection portera autour de questions écoféministe, antispéciste, queer et anti-raciste pensées à partir de la spécificité de quatre espèces de la faune de la région Sud : le flamant rose, le gabian, un mammifère terrestre et un vertébré aquatique. J’élaborerai des questionnaires à partir du mode de vie des quatre non-humain·e·x·s choisis ainsi que des filtres visuels et sonores retranscrivant leurs perceptions. Ces questions seront ensuite destinées à m’entretenir avec des humain·e·x·s filmé·e·x·s à partir du point de vu spéculatif des quatre non-humain·e·x·s.

Ce projet documentaire portera donc sur la nécessité de ré-interroger la relation que l’humain entretient avec les autres formes de vie présentes sur la Terre en vue du contexte écologique désastreux. Il s’agira également de forger des alliances inter espèces dans lequel les non-humain·e·x·s et l’exigence d’émancipation de personnes minorisées se découvrent des problèmes communs.

Projet lauréat de Mécènes du Sud Aix-Marseille 2022. Ce projet a bénéficié du soutien de la résidence de recherche création "Locus Sonus Locus Vitae" à l'ESAAIX, en mars 2022.

Photogramme extrait documentaire  “états des lieux des forces en présences”, impression sur mousseline soyeuse 45g, 64 x 64cm (avec marges blanches de 2cm), 50€.
Livraison offerte, paiement par paypal ou en espèces sur Marseille. Pour tout achat contactez rey.sacha06@gmail.com
Repérages avec des flamants roses en‭ ‬Camargue‭, ‬Le Grau du Roi, photographie numérique, ‬mai 2022‭. ‬©‭ ‬Sacha Rey
Repérages avec des flamants roses en‭ ‬Camargue‭, ‬Le Grau du Roi, photographie numérique, ‬mai 2022‭. ‬©‭ ‬Sacha Rey
‬Repérages, Gabian tué sur une route de Marseille‭, ‬Photographie argentique‭, ‬2021‭. ‬©‭ ‬Sacha Rey
Repérages avec des flamants roses en‭ ‬Camargue‭, ‬Le Grau du Roi, photographie numérique, ‬mai 2022‭. ‬©‭ ‬Sacha Rey
Repérages avec des flamants roses en‭ ‬Camargue‭, ‬Le Grau du Roi, photographie numérique, ‬mai 2022‭. ‬©‭ ‬Sacha Rey
Repérages avec des flamants roses en‭ ‬Camargue‭, ‬Le Grau du Roi, photographie numérique, ‬mai 2022‭. ‬©‭ ‬Sacha Rey
Repérages avec des flamants roses en‭ ‬Camargue‭, ‬Le Grau du Roi, photographie numérique, ‬mai 2022‭. ‬©‭ ‬Sacha Rey

2022-2023, installation vidéo documentaire (en cours).

Ce projet d’installation vidéo documentaire a pour ambition de comparer les différents statuts et modes de rémunération dans le secteur de la Culture, qui pourraient accroître les violences systémiques. Chaque protagoniste du film incarnera à sa manière lae personnage de cheerleader tout en témoignant, en chantant, en dansant, en criant et/ou en faisant une pratique sportive afin de rendre audible ces discriminations sur un ton potentiellement caustique. Les participant·e·x·s se donneront pour mission de s’auto encourager et de créer un espace de résistance face secteur culturel hautement compétitif.  Au travers de la figure de lae cheerleader, nous créerons des « moi » transposé·e·s, sublimé·e·s, voir monstrueu·x·euse·s. Les pratiques sportives ou/et l’utilisation des arts performatifs seront employés comme moyen « d’empowerment » d’expériences minoritaires afin de résister à l’objectification des corps permettant de représenter des corps marginalisés à partir de leurs savoirs corporels.
Le titre est en référence à la comédie lesbienne But I’m a Cheerleader en référence de Jamie Babbit sortie en 1999.

Ce projet bénéficie du soutien de l'aide à la création individuelle de la DRAC PACA et prochainement d'une résidence de recherche-création à Ottawa au Canada.

2022-2023, documentary video installation (work in progress).

This documentary video installation will focus on fights for social justice (queer, feminist, anti-racist, anti-validist and anti-classist) in the field of Culture. I will interview different workers from the cultural sector and not only reduced to contemporary art. My ambition is to compare different statutes and remuneration’s methods, which may increase systemic violence in the cultural sector. Each protagonist will wear a cheerleader outfit and perform by singing, dancing, shouting with words of their choice in order to reverse systemic violence’s stigma experienced and/or observed in cultural sector. To do this, I will use my methodology that I call a “documentary dance” using performative arts to overcome the difficulty in speaking and to represent a person's capacity to act on the violence experienced. Thus, with the help of a choregrapher, we will employ performative arts as tool to “empower” minority experiences to resist objectification of bodies allowing marginalized bodies to be represented based on their bodily knowledge. These testimonies of discriminating experiences will be represented in order to make these violences audibles in ways: cynical, joyfully ironic, hysterical-hilarious. Each protagonist will embody cheerleader character in their own way while testifying discriminations experienced or observed. Through cheerleader’s figure, we will create transposed, sublimated, even monstrous “self”. In this video installation, different cheerleaders will have the mission of encouraging themselves and creating a resistance’s space against the highly competitive cultural sector. This project is named in reference to the eponymous lesbian comedy But I'm a Cheerleader by Jamie Babbit released in 1999.

This project is supported by the "individual creation" grant (AIC) from DRAC PACA and in Marche 2023 will benefit from a research-creation residency in Ottawa, Canada.

Extraits de repérages avec la chorégraphe, Marion Zurbach et la cheffe décoration et artiste plasticienne Clothilde Cras de Belleval, 4min, septembre 2022, Artagon Marseille. Vous pouvez me contacter par mail afin d'obtenir le mot de passe : rey.sacha06@gmail.com
Repérages "But I'm a Cheerleader", septembre 2022, © Sacha Rey.
Repérages "But I'm a Cheerleader", Marion Zurbach, septembre 2022, © Sacha Rey.
Repérages "But I'm a Cheerleader", Clothilde Cras de Belleval, septembre 2022, © Sacha Rey.
Repérages "But I'm a Cheerleader", Clothilde Cras de Belleval, septembre 2022, © Sacha Rey.
Repérages "But I'm a Cheerleader", Marion Zurbach, septembre 2022, © Sacha Rey.
Repérages "But I'm a Cheerleader", Clothilde Cras de Belleval, septembre 2022, © Sacha Rey.
Repérages "But I'm a Cheerleader", Clothilde Cras de Belleval, septembre 2022, © Sacha Rey.
Repérages "But I'm a Cheerleader", Marion Zurbach, septembre 2022, © Sacha Rey.
Recherche chorégraphique pour But I'm a Cheerleader, Artagon Marseille, mai 2022.

2021 - 2023, court-métrage de science fiction ou blague apocalyptique lesbienne. Teaser, 3min37. Durée estimée : 35 minutes. 

Technique mixte : stop motion, photographies animées sur After Effect, vidéos, fonderie (bronze), moulage (plâtre), peinture. 

Synopsis :

Dans un futur proche, des paysages désertiques témoignent de vies étouffées par la peur de tout contact. Cette terre raconte, à son image, l’histoire d’une personne non-binaire, Gaël·le, ayant refusé l’usage de la parole dans ces lieux sans corps. Lassé·e·x par les discours des Hommes, la matière, elle seule sait encore lui parler.
Au travers, d’un monologue, iel y fait, non sans cynisme, l’éloge des relations à distance. Gaël·le fait partie des êtres humain·e·x·s qui ont les moyens économiques pour déménager continuellement afin d’échapper aux diverses catastrophes naturelles et pandémiques. Mais, Martine, sa compagne, appartient à l’autre partie de la population qui ne peut se déplacer pour sauver sa vie. « À l’annonce du déluge écologique, nombreux sont ceux qui se précipitent vers une arche de Noé, se souciant peu des abandonnés à quai ou des asservis à l’intérieur même du navire. » (Malcom Ferdinand)
S’en suit une déclaration d'amour ampoulée et caustique adressée à sa compagne. Mais, à la fin du film, on comprend que Martine s’est suicidée. Sous son cœur il y avait des bleus. Ils ont déteint sur ceux de Gaël·le. Iels ont des artères tie & die. Un beau turquoise délavé à l’image du dernier paysage du film qui se terminera dans une tempête de neige. La narrateur·trice·x n’est pas parvenu·e·x à oublier sa compagne, n'ayant pu enterrer son corps à cause des conditions de vie désastreuses.

Pour écrire ce monologue, j’adopte un ton qui oscille entre l’absurde et l’ironie, usant d’un langage sms, un peu à la manière d’une conversation sur un chat et en tutoyant les spectateur·ice·x·s. L’écriture se construit en utilisant la technique du cut up – où l’on accole les phrases écrites par d’autres dans un collage sémantique humoristique. L’une des inspirations pour l’écriture de ce monologue provient du spectacle Nanette, de l’humoriste australienne Hannah Gasby, qui offre une réflexion sur les traumas déguisés en comédie, tout en créant un réquisitoire contre l’homophobie et le patriarcat. A ce réquisitoire, j’y ajouterai des réflexions autour de la crise écologique grandissante et ce que la pandémie du Covid a pu altérer dans notre manière de vivre.

Les représentations de personnes minorisées et de faits tragiques s’élaboreront à travers la métaphore de paysages apocalyptiques. Il n’y aura donc pas d’images de corps meurtris. J’évoquerai la présence des corps des deux personnages par leurs traces, révélant le mouvement de la vie par des rides de matière animées, en stop motion, au sein des paysages. Ces paysages seront ainsi la production matérielle et métaphorique de la réalité mentale de Martine et Gaël·le. La construction des paysages s’élaborera sous forme de maquettes, à partir de matériaux recyclés et organiques, ramassés mais non arrachés. J’utiliserai également certains matériaux biodégradables achetés comme des pigments, de l’acide citrique, du bicarbonate de soude et d’autres éléments qui engendreront des réactions chimiques et visuelles lors du tournage. Ce film traitant du désastre écologique approchant, il est pour moi nécessaire de travailler avec des matériaux non polluants et achetés en France en cohérence avec son sujet.

Version en cours du court-métrage de science-fiction, 23min, aout 2022. Demandez le mot de passe à rey.sacha06@gmail.com
‬Recherches pour de futurs décors pour le court-métrage de science fiction‭, ‬Le vernis des pare-chocs compose des forêts d’eau‭, photographie argentique 2014. ‬©‭ ‬Sacha Rey
‬Recherches pour de futurs décors pour le court-métrage de science fiction‭, ‬Le vernis des pare-chocs compose des forêts d’eau‭, photographie numérique 2015. ‬©‭ ‬Sacha Rey
  “Le vernis des pare-chocs compose des forêts d’eau”, impression sur mousseline soyeuse 45g, 64 x 64cm (avec marges blanches de 2cm), 50€.
Livraison offerte, paiement par paypal ou en espèces sur Marseille. Pour tout achat contactez rey.sacha06@gmail.com

le 22‭ ‬janvier 2022‭, ‬performance‭, ‬21min‭, ‬dans le cadre du festival Parallèle‭, ‬Artagon Marseille‭.‬

Robot aspirateur‭, ‬tondeuse‭, ‬guirlandes led bleues et lumière de Wood‭.‬

À‭ ‬côté d’iel est un duo amoureux dansé avec un·e·x robot aspirateur‭, ‬qui tente de questionner la socialisation de genre‭ ‬–‭ ‬celle qui façonne nos capacités à aimer et à prendre soin‭. ‬Dans cette performance‭, ‬j’essaie d’inventer un vocabulaire de tendresse‭, ‬d’amour et de "care" avec lae robot‭, ‬dont l’un de ces gestes est de lui offrir mes cheveux en me les rasant‭. ‬

"L’expérience est une opacité‭, ‬on ne peut savoir ce qu’elle produira avant de l’avoir éprouvée‭ - ‬dans le cas contraire‭, ‬elle serait inutile et réductible alors à son énoncé linguistique‭. ‬Il y a un avant et un‭ ‬après de l’expérience‭, ‬et la situation d’arrivée se doit d’être différente de celle de départ : il y a eu transformation durant l’action‭. ‬La transformation opérée lors de cette opacité produit ce qu’on appellera un savoir expérientiel‭ (‬ce savoir n’aurait pu être produit par d’autres moyens que cette expérience‭.)‬ ‮"

"Des partitions", Franck Leibovici, in Chorégraphier l’exposition, Mathieu Copeland, 2013.

Crédits : Performance, composition sonore et montage vidéo : Sacha Rey ; Ingénieur du son : Vincent Domenet ; Captation vidéo : Corentin Laplanche Tsutsui

Remerciements à Javier Mansbach, Vincent Domenet, Zoé Filloux, Corentin Laplanche Tsutsui, l’équipe d’Artagon pour leur aide et à l’équipe du festival Parallèle pour l’invitation.

"À côté d'iel", performance, extraits 4 min, le 22 janvier 2022 à Artagon Marseille dans le cadre du festival Parallèle.
Vues "À côté d'iel", performance, Sacha Rey dans le cadre de "Confessions nocturnes", une soirée de programmation imaginée par les résident·e·s d'Artagon Marseille dans le cadre du Festival Parallèle, 22 janvier 2022. Crédits photographiques :  Camille Tonnerre‭. - © Parallèle
Vues "À côté d'iel", performance, Sacha Rey dans le cadre de "Confessions nocturnes", une soirée de programmation imaginée par les résident·e·s d'Artagon Marseille dans le cadre du Festival Parallèle, 22 janvier 2022. Crédits photographiques :  Corentin Laplanche Tsutsui‭ .
Vues "À côté d'iel", performance, Sacha Rey dans le cadre de "Confessions nocturnes", une soirée de programmation imaginée par les résident·e·s d'Artagon Marseille dans le cadre du Festival Parallèle, 22 janvier 2022. Crédits photographiques :  Marie Genin - © Artagon & Parallèle
Vues "À côté d'iel", performance, Sacha Rey dans le cadre de "Confessions nocturnes", une soirée de programmation imaginée par les résident·e·s d'Artagon Marseille dans le cadre du Festival Parallèle, 22 janvier 2022. Crédits photographiques :  Marie Genin - © Artagon & Parallèle

2021, court-métrage documentaire auto produit, 20min et et série de 12 photographies numériques.

Projections : Le samedi 12 mars à 13h30, au centre George Pompidou, cinéma du réel dans le cadre de "première fenêtre" à Paris. Billetterie Le Jeudi 10 mars à 18h au Vidéodrome 2 à Marseille dans le cadre du festival Garces. Billetterie Le Samedi 19 mars à 20h au Vidéodrome 2 à Marseille dans le cadre du festival Garces. Billetterie Le samedi 9 avril à l'université Paris - Nanterre dans le cadre du festival premiers regards.

Du 6 mars au 22 juin 2020, j’ai tourné un film documentaire à Rio de Janeiro qui s’intitule : To wander so many miles in vain. C'est une "ballade filmique" au cœur de Rio de Janeiro dans laquelle Angelica De Paula nous fait part de son quotidien durant le premier confinement. Son récit et ses chansons évoquent les rapports de forces et de dominations qui se matérialisent sur les corps. C’est sous cette forme que je nomme une « danse documentaire » que j'ai choisi de répondre au mutisme d’une société « nécro-libérale » qui produit et invisibilise « des corps sacrifiables » (F.Vergés).

"Sacha Rey a choisi de lier formellement expérience du racisme et espace urbain, en offrant un cadre esthétique à la parole engagée de l’interlocutrice privilégiée pour le film. Voix et écritures publiques soutiennent ainsi une réflexion politique sur la fluidité des corps et des choses — qualifiée de « danse documentaire » — qui refuse ainsi formellement, au travers d’une discussion de l’actualité de l’esclavage, l’assignation de catégories. Le traitement de transparence des images sert le propos avec grande justesse. Le résultat est à la fois un document sur le moment COVID19 sous Bolsonaro à Rio de Janeiro au printemps 2020, mais aussi un échange poétique et poignant avec une femme soucieuse de comprendre la domination raciste qu’elle subit et de faire entendre les efforts pratiques et oniriques pour y échapper." Christelle Rabier, maîtresse de conférences en sciences sociales, EHESS (site Marseille).

Projections du court-métrage : 2/09/22 Nuit étoilée, Polygone étoilé, Marseille. - 26-29/08/2022, Hungry Eyes Festival , Gießen, Allemagne. - 29/04/2022, aux Beaux-arts d’Aix-en-Provence (ESAAIX). - 09/04/2022,  Premiers Regards , festival de cinéma, Université Paris-Nanterre, Nanterre. - 10 et 19/03/2022, Garce collective , Vidéodrome 2, Marseille. - 12/03/2022, Première fenêtre , Festival Cinéma du réel, Centre Pompidou, Paris.- 19-29/01/2022, "Veiller" , exposition La Relève 4, festival Parallèle, Coco Velten, Marseille. Curateur : Paul-Emmanuel Odin. - 11/2021, "Pouvoirs et dérives", festival organisé par le collectif Xeno-ASBL, Bruxelles. - 08/2021, Journées portes ouverte, Artagon, Marseille. - 06-07/2021, "Goodbye Horses ", exposition des félicité·e·x·s promotion 2019 et 2020 de l’ESNBA et ENSA Bourges, POUSH Manifesto, Clichy. Curatrice : Mélanie Bouteloup.

Vous pouvez me contacter par mail afin d'obtenir le mot de passe pour visionner et diffuser le film : rey.sacha06@gmail.com

 To Wander So Many Miles in Vain, short documentary, 20min06 and 12 digital photographies, 2021.

A “filmic ballad” in the heart of the city of Rio de Janeiro in which Angelica De Paula shares her daily life during the first lockdown. Her story and her songs evoke the domination and power relationships which materialize in bodies. It is in this form which they call "documentary dance " that Sacha Rey chooses to respond to the mutism of “necro-liberal” society which produces and makes invisible “sacrificable bodies” (F.Vergés).

You can contact me by mail for more informations or to get the password : rey.sacha06@gmail.com

Angelica De Paula, Gamboa, Rio de Janeiro, Brésil, juin 2020.
Rio de Janeiro, Brésil, avril 2020.
Angelica De Paula, Gamboa, Rio de Janeiro, Brésil, juin 2020.
Corcovado, Rio de Janeiro, Brésil, mars 2020.
Kenia Fernandes, República Maná Lounge, Sao Conrado, Rio de Janeiro, Brésil, Juin 2020.
Gamboa, Rio de Janeiro, Brésil, Juin 2020.
Sport de Terrasse, confinement, Santa Teresa, Rio de Janeiro, Brésil, Mai 2020.
Iacyarah Helena Coelho Carneiro Alves dit Emana Helena Dtroia, Gamboa, Rio de Janeiro, Brésil, juin 2020.
Gamboa, Rio de Janeiro, Brésil, Mars 2020.
Gamboa, Rio de Janeiro, Brésil, Mars 2020.
Angelica De Paula, Gamboa, Rio de Janeiro, Brésil, juin 2020.
Santa Teresa, Rio de Janeiro, Brésil, mai 2020.
Gamboa, Rio de Janeiro, Brésil, Juin 2020.
Iacyarah Helena Coelho Carneiro Alves dit Emana Helena Dtroia et ses amis, Gamboa, Rio de Janeiro, Brésil, juin 2020.

Performance, 15 min, costume fait en collaboration avec Hoang Lê et Yassine Aftis, 2019.

À la fin, ce travail est devenu comme une sorte d’expression ou d’acceptation d’un chagrin plus collectif que personnel. Ce n’est pas l’invention d’un récit, c’est une présence. Cette performance présente l’évolution dans le temps d’un corps prêt à tout, puis qui petit à petit est conservé par son auto-organisation plutôt que sa capacité spectaculaire. Je tente de m’épuiser en chutant, de questionner les limites du corps par la répétition du même geste et de jouer avec l’illusion d’une mise en danger.
L’espace d’exposition est vide et plongé dans le noir. On entend le son amplifié et « live » de ma respiration. La performance peut se regarder à l’œil nu ou à travers l’écran d’un smartphone sur le mode vidéo avec flash. Un jeu de tensions s’opère entre un corps présent et un corps absent dû au costume réfléchissant et par le dispositif de visionnage sur le smartphone. Lorsque la·le spectateur·rice regarde la performance à travers son téléphone, mon corps disparaît dans le noir, mais en même temps c’est le smartphone qui fait apparaître le costume réfléchissant. Le corps est aplati par l’image, tel un tour de magie, il peut y avoir un côté onirique qui ferait penser aux films de Méliès et aux danses de Loïe Fuller. L’utilisation du smartphone avec ce tissu réfléchissant relève de l’ordre du trucage et me permet quelque part d’augmenter le réel. Ce dispositif redéfini donc la façon dont on perçoit le mouvement. Il permet un point de fixation, de concentration pour la·le spectateur·rice qui a le choix d’en sortir.
La chorégraphie de la performance se fait à partir d’une partition ouverte qui me permet d’improviser selon le public qui est libre de se déplacer dans l’espace de l’exposition. La partition consiste à : se tenir debout, chuter, une fois au sol rester immobile, décrocher un élément du costume, se relever. Cet enchainement se répète jusqu’à ce que tous les morceaux du costume soient détachés du harnais et répartis au sol dans l’espace de l’exposition. Le son de ma respiration « live » a pour but d’être immersif afin que la·le spectateur·rice soit avec moi dans cette chute. Mais, en même temps le son témoigne d’un contraste entre ce que je vis dans ces chutes et ce que le spectateur voit. Le mélange de ces médiums (danse, sculpture, vidéo et son) permet également d’interroger la·le spectateur·rice sur sa propre condition et sur la question de l’évènement et de témoin. Certain·e spectateur·rice me traquent avec leurs smartphones. Je tente de les mettre dans une position ambiguë, celle d’être témoin de ces chutes violentes, tout en sachant que c’est grâce à eux que je me meus… que j’avance. Que ce soit à propos du costume, de la scénographie ou de la chorégraphie, il y a pour moi dans cette performance l’idée de transformation, de quelque chose qui est en puissance, qui se construit et se déconstruit en même temps : cet organisme étrange qui se désintègre, au fur et à mesure qu’il avance, par le mouvement, qui perd ses membres, des morceaux du costumes, mais qui se transforme et révèle mon propre corps.

Le titre de la performance fait référence au poème ci-dessous :
« Rien que le très profond désir / de faire halte dans notre fuite » (« chagrin » plutôt que « désir », m’as-tu précisé quand je t’ai interrogée sur ce poème ; « nous tenir dans la fuite », as-tu préféré traduire). »
Georges Didi-Huberman citant un poème de George Séféris, dans « Densité dansée. (Lettre sur le cinéma de poésie) », 2014.

DNSAP, Beaux-arts de Paris, Paris, France, décembre 2019.
DNSAP, Beaux-arts de Paris, Paris, France, décembre 2019.
DNSAP, Beaux-arts de Paris, Paris, France, décembre 2019.
DNSAP, Beaux-arts de Paris, Paris, France, décembre 2019.
DNSAP, Beaux-arts de Paris, Paris, France, décembre 2019.
Exposition Close to Driving Ban, organisée par Sheesh Collective, Stadtmuseum, Düsseldorf, Allemagne, novembre 2019.
Exposition Close to Driving Ban, organisée par Sheesh Collective, Stadtmuseum, Düsseldorf, Allemagne, novembre 2019.
DNSAP, Beaux-arts de Paris, Paris, France, décembre 2019.
Performance devant le jury, DNSAP obtenu avec les félicitations, Beaux-arts de Paris, Paris, France, décembre 2019. Le jury était présidé par Mélanie Bouteloup et constitué d'Elise Atangana, Ingrid Luquet-Gad et de Franck Scurti.
Performance devant le jury, DNSAP obtenu avec les félicitations, Beaux-arts de Paris, Paris, France, décembre 2019. Le jury était présidé par Mélanie Bouteloup et constitué d'Elise Atangana, Ingrid Luquet-Gad et de Franck Scurti.

2019, court-métrage documentaire, autoproduit, film d’écoles EHESS et Beaux-arts de Paris (ENSBA), 26min.

Ce court-métrage est une tentative d’aborder la question de la mémoire transgénérationnelle par le prisme de la danse contemporaine‭. ‬Par la pratique d’exercices proprioceptifs‭, ‬ma grand-mère‭, ‬ma mère‭, ‬et moi-même tentons de répondre corporellement à ces vidéos projetées‭. ‬Par cette conversation gestuelle‭, ‬je cherche à interviewer les souvenirs physiques de trois générations de femmes‭. ‬Nous tentons ainsi d’articuler un vocabulaire commun entre danse et mémoire‭, ‬presque telle une forme d’un‭ ‬‮«‬‭ ‬reenactment‭‬‮»‬‭. Ce que j’appelle une‭ ‬‮«‬‭danse documentaire‭‬‮ .

Les images projetées ont été tournées entre le 30‭ ‬et 31‭ ‬décembre 2018‭, ‬sur un ferry allant d’Alger jusqu’à Marseille‭. ‬Cela faisait 57‭ ‬ans qu’Emmanuelle‭, ‬ma grand-mère‭, ‬n’était pas allée en Algérie‭. ‬Elle n’était pas pied-noir‭, ‬ni originaire de ce pays‭. ‬Son mari‭, ‬Nicolas Boutovitch‭, ‬y faisait son service militaire obligatoire en tant‭ ‬que médecin pendant la guerre de Libération algérienne‭, ‬mais du côté français‭. ‬Pour arrêter de participer à cette guerre‭, ‬mon grand-père a trouvé comme solution d’utiliser le ventre de ma grand-mère‭. ‬Elle s’était donc rendue 6‭ ‬mois en Algérie entre 1960‭ ‬et 1961‭ ‬le temps de tomber enceinte‭. ‬Ma mère et sa sœur jumelle naquirent le 24‭ ‬juillet 1961‭ ‬à Cannes‭. ‬En août 1961‭, ‬mon grand-père est relaxé du service militaire‭. ‬Il deviendra anesthésiste‭. ‬

Le titre du film fait référence à la chanson‭ ‬Pictures of You‭ ‬du groupe de New Wave et Post-punk‭, ‬The Cure‭, ‬sortie en 1990‭.‬

Extrait, 8min38 : https://vimeo.com/386254974 Mot de passe : contacter rey.sacha06@gmail.com


Départ du Ferry, Alger, Algérie, Décembre 2018.
Emmanuelle Paltrinierie, ma grand-mère, Paris, France, Janvier 2019.
Emmanuelle Paltrinierie, ma grand-mère et surimpression de Sonia Boutovitch, ma mère, Paris, France, Janvier et Février 2019.
Départ du Ferry, Alger, Algérie, Décembre 2018.
Départ du Ferry, Alger, Algérie, Décembre 2018.
Sonia Boutovicth, ma mère et moi, Paris, France, Février 2019.
Arrivé du Ferry, Marseille, France, Décembre 2018.
Sonia Boutovicth, ma mère et moi, Paris, France, Février 2019.
Emmanuelle Paltrinierie, ma grand-mère, Paris, France, Janvier 2019.
Sonia Boutovicth, ma mère et moi, Paris, France, Février 2019.
Emmanuelle Paltrinierie, ma grand-mère, Paris, France, Janvier 2019.
Par ordre d'apparition :

14/06/19 Mơ: Oublié dans une courte vie , performeuse pour Hoang Lê, DNA, Beaux-arts de Paris, France www.nguyenlehoang.com

10/10/19 Art As Experiment : Body and Sound, performeuse dans le cadre de l’échange GAP Geidai-ENSBA, Beaux arts de Paris, France

4-5/03/19 Fashion Weak, performeuse et cadreuse pour Matthieu Doze, réadaptation de Good Boy d’Alain Buffard, Beaux-arts de Paris, France

01/19 Ocytocine, vidéo, Sacha Rey

09/12/19 Hold Us in Our Runaway, performance de Sacha Rey en collaboration avec Hoang Lê et Yassine Aftis, DNSAP, Beaux-arts de Paris, France.

02/19 This Picture of you, court-métrage documentaire, Sacha Rey.

05/2018 entrainement solo, Atelier Huynh, Beaux-arts de Paris.

28/06/19 Pour faire de la musique je préfère la glace, Sacha Rey, Journées portes ouvertes ENSBA, Beaux-arts de Paris, France.

18/05/19 I Have Danced inside Your Eyes, Sacha Rey expositon Flower Power à l’Hotel La Louisiane, Paris, France.

08/09/19 Se masser sur le sol de Paris , Sacha Rey, happening dans le métro sur la ligne 3, Paris, France.

16-17/08/2019 The SparkleMuffins, au sein du collectif Jactatus, Festival Perform, Domaine de Nodris, Medoc, France

22/03/19 Do You Really Want to Hurt Me, Sacha Rey, exposition Variations de l’atelier Huynh, Beaux-arts de Paris, France.

30/03/19 This Picture of You , Sacha Rey, performance et film, Le cercle chromatique, Beaux-arts de Paris, France.

07/11/18 Une blessure dans la langue, co-créer avec Yulong Song aux Beaux-arts de Paris, France.

06/17 Monumental, performeuse pour Jocelyn Cottencin, version courte, CND Pantin et aux Beaux-arts de Paris, France. www.jocelyncottencin.com

Performance participative, 2019. La durée de la « danse massage » est d’environ 15min.

Scénographie : Tapis de gym, gaffeur, portant, vestes de sport, accessoires SM.

Perfomeur·euse·x·s: Nayabiwgue Abrin, Mathieu Alary, Hoang Lê, Alexis Lourme et Sacha Rey.

L’obscénité serait une question de voir et de faire voir. Dans cette performance, je propose au « regardant » de devenir « participant·e ». Toutes les quinze minutes, j’invite deux spectateur·rices à s’allonger au milieu de l’espace scénique composé de tapis de gym, pour qu’iels ne jouissent pas d’une vision frontale. Ces deux spectateur·rices se fondent alors avec les corps des quatre perfomeurs qui dansent et les massent simultanément. Ces quatre perfomeurs offrent ainsi aux deux «spectateur·rices participant·es », ce que je nomme une «danse-massage », dont le contact se situe entre le massage et l’effleurement. Tout en tournant autour de l’espace scénique, je guide par la voix et montre les positions à adopter. J’utilise le langage comme une force de mise en mouvement. D’une certaine manière ces quatre performeurs incarnent mon langage. Aussi, durant toute la durée de cette « danse-massage », je communique régulièrement avec les deux « spectateur·rice·s participant·e·s » pour m’assurer de leur confort et de leur consentement. D’autre part, dans cette pièce, j’assume une forme d’objectivation et de fétichisation des corps masculins de ces quatre performeurs. Je tente de déconstruire la représentation hégémonique hétéro patriarcale du corps masculin, en lui attribuant une potentialité érotique ainsi que liée au service, au soin et au don, initialement attribuée aux femmes et aux personnes sexisées. D’où le fait que je me joue des codes du Sado-masochisme pour tenter de les désacraliser en induisant un certain rapport clownesque et stéréotypé grâce aux costumes et aux accessoires. Le titre de cette performance participative fait référence à la chanson, Do you really want to hurt me ? de Culture Club, sortie le 1 er septembre 1982. Le titre est volontairement sans point d'interrogation.

«Do your really want to hurt me», performance pour l’exposition Variations, Beaux-arts de Paris, Paris, Mars 2019. Crédits photographiques Adrien Thibault.
«Do your really want to hurt me», performance pour l’exposition Variations, Beaux-arts de Paris, Paris, Mars 2019. Crédits photographiques Adrien Thibault.
«Do your really want to hurt me», performance pour l’exposition Variations, Beaux-arts de Paris, Paris, Mars 2019. Crédits photographiques Adrien Thibault.
«Do your really want to hurt me», performance pour l’exposition Variations, Beaux-arts de Paris, Paris, Mars 2019. Crédits photographiques Adrien Thibault.

Photomontage, carte SIM prépayée, texte lu sur messagerie vocale, 4min04, 2021.
Pour écouter la pièce sonore appeler au 06 11 54 66 27 ou sur SEXIST 2 MERDE CENSURE MOI VAS Y JE TE PARDONNE

Bellow English and Russian text version of CALL ME

En 2020, j’ai reçu 18 réponses négatives à des appels à projets auxquels j'ai postulé. J’ai écrit ce texte qui traite du parcours sans faute dans le sexisme que j’ai subi au cours de mes études d'art. « Les jeunes artistes s’évaporent-elles ? » Mettre une photo de mon corps dénudé sur un fond de plantes vertes pour évoquer non sans ironie différentes injonctions faites aux artistes qui utilisent le pronom «Elle ». Je ne vous parle même du Iel, interdit au catalogue des félicité.e.s des Beaux-arts de Paris. Un photomontage entre le : je trouve le corps des femmes et des personnes sexisées beau », mais les "femmes" dénudées c’est comme même plus sympa quand c’est des hommes cis qui sont rémunérés pour les représenter. Et le si tu veux vendre en tant que "femme" artiste mets-toi à poil STP. Ce n’est pas censé être moraliste plutôt cynique. Il y a aussi l’idée de créer des spams sur l’écran de Nastassia Kotava qui est la curatrice de ce projet d’exposition. J’ai longtemps réfléchi et je me suis dit que son smartphone serait une bonne « safe place» illusoire pour lancer ce projet, qui pourrait à l’avenir être une performance.

Photomontage CALL ME, Sacha Rey, 2021
Œuvre exposée sur le téléphone de Nastassia Kotava, CALL ME, NASTASSIA’S IPHONE exhibition series, Paris, France, du 15 au 21 juin 2021.
Œuvre exposée sur le téléphone de Nastassia Kotava, CALL ME, NASTASSIA’S IPHONE exhibition series, Paris, France, du 15 au 21 juin 2021.
Russian version of Call me

CONTACT

Sacha Rey

rey.sacha06@gmail.com

crédits

Logo Fragil : Sylvain Brillault
Design web : Julie Drnd

Felicità Goodbye Horses

18 juin au 10 juillet à Poush

6 boulevard du Général Leclerc, Clichy

 – gratuit, sur inscription

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