30 octobre 2026, installation vidéo documentaire diffusée sur 4 imac G3 bleu (1998), et scénographie interactive : tubes néon LED, dimmers, ampoules LED bleues, impressions de photographies et peintures sur tissus mousselines et satin avec doublure en jean mécanisée (arduino, servo moteur et détecteurs de mouvement).
Du 30 octobre 2026 à mars 2027, cette installation sera diffusée lors d’une exposition personnelle au centre d’art le 3 bis f, curatée par Marie de Gaulejac dans le cadre de la biennale Chroniques.
Durant ce nouveau projet, je poursuivrai ma pratique de « danse documentaire » en filmant et mettant scène des activistes qui luttent contre le projet d’en faire une Silicon Valley provençale. Pour préserver l’identité des protagonistes, des performeur·euse·s les « doubleront ». Des décors prenant la forme de filtres-peintures seront aussi construits. Inspirée de la forme du reenactment, tout en laissant une place centrale à l’improvisation, une partition sera utilisée comme scénario à trou durant le tournage, les ateliers, mais aussi pour créer la scénographie interactive.
Afin d’élaborer une manière de faire du documentaire imaginé comme un moteur d’actions plutôt que comme un outil d’extraction, des ateliers de danse et autour de questions écotransféministes seront organisés avec différents publics tout au long de la création et se poursuivront pendant la diffusion de cette installation. Avec les performeur·euse·s, les protagonistes et les publics, nous mènerons ainsi une recherche chorégraphique et filmique offrant la possibilité de réfléchir collectivement et au moyen du corps pour répondre aux questions suivantes : Quelles formes pourraient-être développées afin de réaliser un documentaire tourné comme un film d’action éco-queer-féministe ? Comment traduire l’hydroféminisme par un vocabulaire de gestes ? À quoi ressemblerait l’esthétique d’une utopie pirate ? Comment peut-on inventer des danses destinées à des machines partenaires ?
Durant une 1ère diffusion au 3bis f, à partir de la bande sonore documentaire et de la partition de danse, des ateliers seront organisés avec des publics, permettant de continuer à expérimenter ma méthode de «danse documentaire». J’envisage ces temps de transmissions somatiques comme constitutives de ma démarche artistique afin de nourrir mon travail cinématographique. Ces moments de recherches corporelles et collectives sont une invitation à s’immerger dans une recherche chorégraphique pensée comme un laboratoire expérimental scénique et filmique où les participant·e·s, partagent leurs savoirs au moyen de pratiques corporelles. Ces temps d’ateliers offrent la possibilité de potentiellement remodeler le projet. Je pense mes œuvres de manière protéiforme, pouvant se développer sur un temps long et parfois sous la forme de plusieurs versions s’adaptant de manière in situ au lieu d’exposition. Courant 2027, je poursuivrai ce projet en le développant sous la forme d’un premier long-métrage destiné à une diffusion en festivals de cinéma et projections dans le secteur de l’art contemporain.





1-5. Recherches formelles avec Simon Courchel (metteur en scène et chorégraphe) et Djoey Drin-Quéro (performeur et médiateur au FRAC Sud), 2026. © Sacha Rey
18 juin au 10 juillet à Poush
6 boulevard du Général Leclerc, Clichy
– gratuit, sur inscription